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MoSKowa est un trio typé doom death progressif, qui cultive une certaine forme de mystère mystérieux autour de l'entité créée par les 3 gars secrets. Une occasion d'avoir des révélations et de creuser un peu le concept de leur album 'The man of the three islands'. Manny s'y est collé. Bonne lecture!
1- Bonjour à vous ! Comment allez-vous ? Faisons dans la tradition : présentez nous donc MoSKowa.
Bonjour Benoit, ça va bien et j’espère que tu vas bien ! C’est Manny qui te répond ! ah ah ah Alors MoSKowa est un groupe fondé par trois membres rencontrés chez Music-Records. Nous étions clients et au fur et à mesure, nous avons entretenu une amitié. Avec l’aide de Jean-François et Valentin, nous avons crée le groupe MoSKowa. Par la suite, nous avons composé notre premier album, avec l’aide de Valentin et enregistré au Track Down Music. Actuellement, nous terminons les dernières pré-prod du prochain album, avec Valentin comme producteur.
2- Pouvez-vous en dire un peu plus sur le nom (rapport à la bataille, tout ça) et pourquoi diable l’écrivez-vous MoSKowa (pourquoi ces S et K majuscules… pour embêtez ceux qui écrivent le nom ou bien MSK sont les initiales de vos prénoms) ?
Effectivement, c’est relation avec la bataille de la Moskova et pourquoi le S et le K en majuscule, car chaque lettre majuscule correspond aux prénoms des membres : Manny, Stella et « Kylroys » ; il s’agit d’un surnom pour le bassiste.
3- ‘The man of the tree islands’ est un concept album. Éclairez nous un peu sur celui-ci, ce qu’il englobe, la période précise… ? D’ailleurs, le groupe ne serait pas lui-même le Concept, permettant de pouvoir explorer beaucoup plus de possibilités ?
L’album est effectivement un concept album abordant la période du 1er Empire, allant de la naissance de ce dernier jusqu’à l’exile de Napoléon Bonaparte sur Sainte Hélène.
Sur ce premier album, il y a différentes osmoses entre le Progressive Death, Doom et Thrash Metal. Chaque membre a apporté son idée d’ambiance sur l’album.
4- Vous abordez frontalement l’auditeur avec un death progressive qui sonne franchement doom death bien lourd et qui vous caractérise. Alors, quelques interrogations me turlupinent :
a) Pourquoi ce choix musical ? Est-ce un amour du style ou est-il le plus logique face au concept ?
b) D’ailleurs, quelle est la frontière entre du death progressif et du doom death ?
c) Est-ce marrant de péter les limites et de brouillez un peu les pistes ?
d) Quels éléments injectez vous dans votre musique, au-delà des styles susmentionnés ?
Les différentes influences des membres ont orienté les compositions dans cette veine Progressive Death et au fur et à mesure des avancées, l’idée conceptuelle se liait correctement avec le genre musical.
La session rythmique reflète le Progressive Death alors que les parties vocales sont plus orientées Doom, avec un effet à la Morbid Angel.
Avec Valentin, à la production, c’était une bonne idée de mélanger le Progressive Death, avec le Doom et quelques pointes de Thrash Metal.
Nous avons utilisé quelques effets pour la partie vocale pour appuyer l’aspect Doom et historique du thème abordé.
5- L’album est-il juste un simple fragment de l’histoire que vous développez ou renferme-t-il aussi une part de symbolisme, renvoyant à notre époque ?
Etant donné que j’adore l’histoire tout comme Jean-François et Valentin, nous nous sommes orientés vers cette période car, peu de groupes l’avaient abordés et, nous allons continuer dans ce concept avec le deuxième album. Pour le symbolisme, c’est question de rendre hommage à ce personnage historique dont il avait fait beaucoup pour le pays.
6- Celui-ci ne vise pas vraiment la rapidité, bien au contraire (à de rares fulgurances près). Est-ce pour sortir des sentiers battus ou bien est-ce dans la logique de la durée de cette bataille et de son contexte ?
Employant des BPM modérés, cela appuyait la lourdeur des compositions et ainsi, rendant hommage à la Grande Armée qui était grande, lourde et puissante.
7- Vu que l’on évoque une période d’histoire, le rythme que vous imposez à la musique ne serait-il pas un parallèle avec une notion de temps, lié lui au concept ? Ou non, pas du tout, mais c’est vachement bien tenté ?
C’était pensé pour faire plonger l’auditeur dans l’aspect historique du thème et donner l’ambiance froide des champs de batailles, surtout lors de la campagne de Russie et la période de la Bérézina.
8- Le son que vous avez est lui est très caractéristique. Lui aussi est un élément qui me force à évoquer le doom death (et notamment celui des années 90, avec des groupes comme Cadaverous conditions). Vous vous éloignez ainsi des standards actuels. Est-ce une démarche volontaire, justement pour permettre de vous détachez du commun ou c’est plus une réflexion longue musicale qui a pris cette forme ?
Etant notre premier album, nous avions fait confiance à Valentin pour la production de l’album et par sa vision, nous avons orienté le son typé vieux Death, s’inspirant des vieux albums d’Opeth.
Au final, cela permettait de nous distinguer des autres albums du genre,
9- Vous avez aussi des structures très bizarres, qui ponctuent l’album.
a) Est-ce dans un but qui serait une sorte de narration ?
b) Ont-elles un but de rendre l’immersion plus intense ?
c) Ou rien de tout cela, c’est bien plus complexe et allez-vous nous livrer l’incroyable vérité ?
Selon le sujet abordé, nous avons essayé de l’illustrer par certains passages comme sur le dernier titre dont nous avons composé ce break particulier.
C’était pour approfondir encore plus l’ambiance.
10- Le chant est aussi très caractéristique. Il est clair qu’il est impossible de le confondre avec un autre. Celui-ci est-il venu naturellement ou là encore, c’est un choix pour appuyer le concept ?
Etant donné que Kylroys était malade pour les sessions d’enregistrements de la voix, Valentin a trouvé la solution d’employer des effets et de s’inspirer des productions de Morbid Angel et d’autres groupes. Cela a donné cette production sur les parties vocales. Cela nous a plu alors nous avons gardé l’idée de Val’
11- l’Artwork est intéressant car il renferme pas mal de détails et sa composition est très particulière. Notamment Napoléon en flou diffus dessiné.
a) Renferme-t-il des liens avec l’album, du genre direct tu le vois et hop, tu sais (bon, faut peut-être être un poil calé sur cette période de l’histoire) ?
b) Quels sont les implications des symbolismes dans l’artwork ?
c) L’éclair, le ciel tempétueux et la surface aquatique (qui devrait être plus déchaînée) servent-ils d’introduction à la musique que renferme l’album ? Ou pas du tout, mais c’est bien vu ?
L’artwork a été retravaillé avec Valentin dont nous avons essayé de rassembler au mieux la plupart des symboles liés à la personne de Napoléon Bonaparte. Ce personnage historique était né en Corse, son premier exil était sur l’Ile d’Elbe et sa dernière abdication l’emmena à Sainte Hélène. Le personnage inconnu sur le bateau est une allégorie de Napoléon Bonaparte. Il était toujours en manœuvre pour défendre les acquis du pays et, toujours malmené lors de ses manœuvres.
Comme tu l’évoques, l’éclair, le ciel tempétueux et l’océan relatent les mauvais moments dans la vie de Napoléon malgré la bien séance qu’il façonnait.
12- Je sors un peu de l’album en lui-même, pour vous évoquez, vous. Vous semblez cultiver le mystère (le nom du groupe renferme vos initiales, il est compliquer de trouver une photo du trio que vous formez…). Est-ce par discrétion, afin de pouvoir bien appuyez le concept, qui a plus d’importance ou non, vous êtes de grands timides ?
Jean-François et Valentin, de Music-Records, avaient déjà abordé le sujet avec nous et nous avons décidé de garder la discrétion pour appuyer le mystère autour de nous. Ainsi les auditeurs et auditrices se consacreront sur notre musique et, cela donnera plus de visibilité à notre musique.
13- Quelles sont du coup vos influences (hop, pour faire le buzz : celles du chant vont vous surprendre!) ?
Nos influences vont de Gojira, Morbid Angel, Decapitated, Opeth, Cynic, et d’autres groupes.
14- Vous travaillez sur votre second album. Allez-vous continuez dans la même voie du concept, en explorant cette fois ci une autre période ou on garde ça secret ?
Nous travaillons sur le deuxième album dont nous allons écrire une fiction, prenant vie lors de la Bérézina. Le concept sera révélé lors de la promotion de ce nouvel album.
15- Que faites-vous à coté du groupe ? Exercez-vous des activités en rapport avec la musique ? Quelles sont vos passions (l’histoire n’en serait-elle pas une?) ?
Stella travaillait dans l’évènementiel en Europe, Kylroys travaille dans la mécanique industrielle et je suis chauffeur. La musique et l’histoire ne sont que des passions ! ah ah ah
16- MoSKowa est-il un projet studio ou avez-vous fait / envisagez-vous de faire des concerts (lorsque la situation sera plus calme) ? Et si oui, pousse-vous le concept jusqu’au travail sur le visuel, pour pousser encore plus loin l’immersion ?
Avec nos différents métiers, ce n’est qu’un projet studio et nous préférons rester ainsi car cela nous donne plus de temps pour la composition et la recherche.
17- Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. C’est à vous de conclure, vous avez carte blanche !
Merci à toi, Benoit et à ton média d’avoir pris le temps pour cette interview et la chronique de l’album. Nous sommes touchés et nous te remercions ! Nous remercions Jean-François, Valentin de Music-Records pour leur patience, leur passion pour la musique et leur travail. Nous sommes ravis qu’il y a un tel support entre la scène indépendante et ce qui fait la force !
N’oubliez pas que l’album est disponible sur les plateformes et sur la boutique de Music-Records !
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