

MARGOTH 5
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Voici un groupe pour les fans de thrash old school. Le groupe a répondu à quelques questions, dévoilant un peu plus leur vision du thrash (et un peu d'eux aussi). Et pour les découvrir, allez sur leur musique et suivez leur conseil judicieux: Push the bouton!!
1- Salutations à vous, nobles ménestrels ! Bon, on va commencer de façon normale : présentez nous donc Dead Tree Seeds, à savoir sa longue histoire avec force et des onomatopées (pour casser un éventuel coté dramatique).
Alex : Salut, Dead Tree Seeds est un groupe formé fin 2009 par Nico et moi et qui a vraiment débuté en 2010. Pour la longue histoire c'est simple, 10 ans de vrai existence et des changements de line up dans tous les sens (ce qui explique aussi les 7 années écoulées entre les deux albums).
2- Évacuons d’emblée un mystère (qui n’en est peut-être pas un…) : pourquoi ce nom Dead Tree Seeds ? Y-a-t-il un sens caché, plein de subtilité (ou non, c’est aussi subtile qu’un coup de pelle dans la gueule), une métaphore ? Ou non, c’est juste un nom à la fois simple et efficace ?
Alex : C'est tout un concept lol. En fait à l'origine, j'avais été recruté par les membres du groupe de thrash Triakanthos. (Triakanthos qui est un arbre d'Amérique : Gleditsia triacanthos). Comme tous les groupes, nous avons eu différents problèmes qui nous ont amené à splitter pour se retrouver à deux, Nico (qui venait d'arriver) et moi. Nous avons décidé de poursuivre l'aventure en repartant de presque zéro, en gardant quelques compos de l'époque et en changeant le nom du groupe.
Nico trouva l'idée Dead Tree Seeds (les graines de l'arbre mort) car nous sommes en quelques sortes les graines de Triakanthos.
3- Vous vous détachez du lot de tous ces groupes en ayant opté pour le revival thrash (on va appeler ça ainsi, hein. Pour simplifier…). Alors, une question brûle les lèvres de nombreuses personnes (ou alors, c’est le gel hydroalcoolique, mal utilisé…) : pourquoi ce choix, quelque peut inhabituel ?
François : Dans le groupe nous sommes tous des grands fans de Thrash. Notre enfance et adolescence a été bercée de groupes tels que Metallica, Slayer, Testament, Exodus, etc.… Nous aimons tout simplement ça et nous adorons jouer ce style. Je ne pense pas que nous ayons opté pour le revival thrash mais tout simplement nous faisons ce que nous aimons.
4- Est-ce plus facile pour vous de faire passer vos ressenti via ce style ou c’est juste un excellent défouloir, permettant plus de subtilités que l’on ne croit ?
François : Comme nous l’avons dit précédemment, nous aimons ce style. Cependant, c’est un style exigeant et qui laisse peu de marge d’erreur, surtout en live. Nous te rejoignons toutefois sur le fait que cela permet beaucoup plus de subtilités que l’on ne croit.
Aurélien : j'adore jouer en live et je trouve que le thrash est un style parfait pour ça, et en tant que spectateur c'est dans les concerts de thrash où je me suis le plus éclaté, je trouve l'ambiance électrique et bordélique, et c'est ça qu'on aime ! Donc effectivement c'est un bon défouloir. Et par exemple autant j'aime écouter du prog, mais en live des chansons de 15 min avec des zikos super concentrés car c'est archi technique, je m'ennuie vite...
Je pense qu'il faut conserver un esprit rock-and-roll qui est présent dans le Thrash.
5- Parlons un peu de votre album. Le titre est lui aussi magique : ‘Push the button’. Est-ce juste une invitation à effectuer la commande pour prendre une grosse charge de thrash ? Ou il y aura-t-il quelque chose de plus complexe, en seconde lecture ?
François : "Push the button" est évidemment en rapport avec le cover de l'album ou une éminence grise prend le pouvoir sur un chef d'état et seraient les paroles qui lui seraient chuchotées. C'est aussi un des titres de l'album et en référence au texte proprement dit. Toutefois, l auditeur peut être incité à pousser le bouton « play » de son matériel d écoute.
6- Habituellement je trouve qu’il y a quelque chose dans les titres, avec un fil rouge ou une dominance thématique. Mais pas avec votre album. Est-ce parce que chaque titre est totalement indépendant des autres et que le seul lien, c’est le thrash qui arrache les boyaux de la tête ?
Aurélien : niveau instru non j'écris les morceaux sans forcément avoir un fil conducteur, mais j'essaye de varier les idées, par exemple le morceau No time to complain qui est long avec plusieurs ambiances est différent d'un morceau comme Abjection qui est brut et rentre dedans.
Frank Vortex : il n'y a pas de fil conducteur dans le sens ou ce n'est pas un concept album. Mais les paroles restent dans les mêmes thèmes.
7- Peut-on y avoir aussi un clin d’œil à la scène des années 80/90 (plus vers le début), avec des titres pouvant aborder des thèmes mais sans que ce soit vraiment l’essentiel ? Quels sont vos thèmes de prédilection, pendant que l’on y est ?
Frank Vortex : ah oui clairement les années 80 et le début des années 90 c'est la période phare pour ce style musical.
Pour les thèmes : abus de pouvoir, rébellion, répression, cynisme etc..
8- A l’écoute, ça paraît si facile de faire un album de thrash old school. Révélez nous donc les vrais difficultés (en plus de lutter contre ce que l’on peut assimiler des scènes actuelles) ?
Aurélien : je m'occupe de la composition des morceaux et la principale difficulté est de respecter certains codes du Thrash sans tomber dans les clichés ou le plagiat. Bien sûr qu'on rends hommage à nos héros mais en essayant d'y mettre une touche personnelle et en gardant une cohérence sur les 10 titres de l'album.
9- La pochette est très intéressante, faisant le lien entre la musique et le style, mais avec pas mal de clins d’œil à divers groupes (ce qui peut en faire un excellent jeu pour occuper des enfants…).
a) Est-ce de votre fait, dans les exigences que vous vouliez ou avez-vous laissés l’artiste (qui est-il d’ailleurs?) libre, avec juste quelques idées évasives ?
Frank Vortex : c'est un de mes amis qui a fait la pochette, je lui ai donné les idées principales, le concept, avec l'homme qui a le bouton en main etc puis je lui ai laissé carte blanche. Il nous a envoyé quelques ébauches a apporté ses idées et on a travaillé ensemble.
b) Est-ce important pour vous, d’avoir un reflet de la musique dans l’illustration ?
Aurélien : bien sûr, l'aspect visuel est super important, une belle pochette c'est la première impression avant même l'écoute de la musique. Quand j'étais ado, on n'avait pas YouTube ni internet, on allait au disquaire. Et c'est vrai que certaines pochettes attirent l'œil, c'est comme ça d'ailleurs que j'ai découvert Metallica car j'avais flashé sur la pochette de Master of puppets.
10- On parle dessin, musique, paroles mais… on oublie d’évoquer vos influences. Quelles sont-elles et vont elles au-delà de la musique ? Est-ce que des éléments plutôt cinématographique peuvent faire des incursions ?
Alex : en ce qui me concerne, mes influences restent très musicales mais dans différents styles.
Pour Dead Tree Seeds, je suis très fortement influencé par des groupes comme Slayer, Havok, Exodus, Testament...
François : mes influences musicales sont diverses. Outre le Metal en général j’adore certaines musiques de films et certains compositeurs tels qu’Ennio Morricone disparu il y a peu ou Hans Zimmer. Coté variet, la chanteuse Sia fait un travail assez intéressant. En ce qui concerne le cinéma, je suis un grand amateur de fantastique. Il serait intéressant en effet de reprendre certains thèmes dans des compositions futures.
Aurélien : je suis pas trop cinéphile même si j'apprécie certaines musiques de films. J'écoute un peu de tout en metal mais principalement des trucs old school je suis pas fan des styles plus modernes tel que le djent, deathcore, etc
Après bien sûr que j'écoute pas mal de thrash, les anciens : Sepultura, Metallica, Slayer, etc et les nouveaux Warbringer, Evile, Angelus Apatrida... Puis en tant que gratteux j'aime beaucoup Petrucci, Friedman, Gilbert, Vai et toute la vague des guitaristes instrumentaux...
11- Et sinon, à coté de ça, que faites vous à coté du groupe ? D’autres groupes ? Des métiers fascinants ? Des passions improbables (et toutes aussi fascinantes) ?
Alex : je suis responsable de la propreté à la mairie des Mureaux dans le 78 et sinon je fais du sport.
François : Je suis professeur des écoles et comme autre passion je pratique l’illusionnisme de proximité (close up) et la magie mentale.
Aurélien : j'ai grandi dans une famille sportif, j'ai fait pas mal de compétition quand j'étais plus jeune, j'en ai fait mon métier je suis éducateur sportif à la ville de Paris. Donc sport et musique pour moi.
12- Quels sont les groupes ou projets que vous appréciez et que vous conseilleriez, en continu ou pas de ce que vous faites ?
François : J’ai découvert des groupes grâce à Aurélien tels que Warbringer ou Evile qui sont vraiment extrêmement intéressants. Je recommande sans modération.
Aurélien : pareil Warbringer c'est vraiment excellent.
13- Merci à vous d’avoir le temps de répondre à mes questions. C’est à vous de conclure comme vous le souhaitez !
Dead Tree Seeds : Merci à toute l’équipe pour l’intérêt que vous portez au groupe, en espérant vous croisez en live dès que la situation permettra de reprendre les concerts.