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Cryptic process a sorti un Ep il y a peu ('Gulps') d'excellente facture dont la chronique est trouvable sur le site. Je souhaitais aller plus loin et, dans cette logique, le groupe a répondu à mes questions (dont une ou deux volontairement clichés, faut bien déconner), apportant beaucoup d'informations et creusant plus loin que la surface du combo. Bonne lecture!
Questions de Benoit

1- Salut à vous ! Comment ça va ? On va commencer dans le calme et la sérénité en nous narrant l’histoire de la création, non pas du monde, mais du groupe.

Salut à toi ! Écoute, ça va très bien, merci !
Notre groupe s’est formé en 2020, mais nous sommes deux potes depuis très longtemps. Nous avons joué ensemble dans d’autres projets tels que Goryptic et Heresy, et avons fait pas mal de concerts. Ugo et moi avons eu un passage par la case grindcore : Ugo dans Trepan’Dead et moi dans Unsu. Mais l’envie de refaire du Brutal Death a refait surface et on s’est lancés ! Sans objectif autre que kiffer refaire du son ensemble. La suite s’est faite naturellement.

2- On va évacuer un mystère de suite : à quoi fait référence le nom du groupe, Cryptic Process ?

C’est assez simple : Cryptic, c’est pour le côté énigmatique et bizarre, qui fait référence à notre style de composition, mais aussi à l’exploration des lyrics.
Et Process est la suite logique : ça fait référence au processus de création complet, la composition et l’agencement des morceaux, ainsi que l’univers qui en découle.
Je peux aussi ajouter que, pour certains, c’est assez “cryptic” de faire cette musique à deux et de programmer une batterie qui est souvent perçue comme un élément central. Et ça l’est, mais à notre façon.

3- Vous œuvrez dans le brutal death bien vénère et plutôt direct. Faut-il que ça envoie nécessairement, avec du bien bourrin (voire une histoire d’amour, qui sait ?) ou est-ce parce que faire de l’émo-pop vous aurait mis sous le feu des projecteurs, de la célébrité, et que vous, ce n’est pas votre truc (et puis des interviews dans Paris Match, très peu pour vous) ?

Alors, c’est assez drôle, car tu fais directement l’analogie entre “pop/rock” = simple à comprendre, mainstream = bankable, et Brutal Death = niche et plus “compliqué” à comprendre, underground, réservé à une poignée de personnes.
Il y a une certaine logique là-dedans. Et d’ailleurs, ça fait des années qu’on se dit en rigolant que si on avait voulu être un peu “connus / mainstream”, on aurait fait de la pop !
La majorité des gens veulent consommer et digérer rapidement la musique, comme le reste. C’est la logique des “hits” radio, et ce peu importe le style d’ailleurs.
Finalement, ce n’est même pas une question de célébrité ou autre : c’est une notion très relative, tout dépend de ton référentiel.
On fait du Brutal Death car on adore ça, tout simplement ! C’est une musique qui te prend aux tripes, avec beaucoup de changements de tempo. Ce sont des compositions qui nécessitent un effort d’écoute. C’est une musique qui se “mérite” par de multiples écoutes et une compréhension de chaque instrument. C’est ce qu’on aime dans ce style : ça demande un vrai effort et une écoute active.
Mais ça reste une particularité du Brutal Death : ça apporte une technicité qui est très intéressante. C’est un peu le Dark Souls mode cauchemar du metal ! Amis gamers… haha.

4- Ce qui est intéressant, c’est que vous ne restez pas nécessairement sur une durée convenue avec vos titres, offrant plutôt une grande variabilité sur ce point. Est-ce quelque chose que vous avez convenu tous les deux ou c’est juste le ressenti au moment de la composition, genre “hop, pas besoin d’aller plus loin, c’est parfait” ?

C’est exactement ça : les morceaux font la durée qu’ils doivent faire. Quand on a la sensation d’avoir raconté tout ce qui devait être dit, c’est clos !
Parfois, il arrive qu’on se dise : “ça serait cool, un morceau plus court !”, mais ce n’est absolument pas un carcan dans lequel on veut s’enfermer. Ça briderait les idées et l’intention de chaque titre.

5- Vos titres se parent un peu de mystère dans les thématiques (je ne sais pas trop où me positionner, c’est assez subtil dans l’évocation).

a) Avez-vous un domaine précis ou êtes-vous larges dans les thèmes ?

Il n’y a clairement pas de thème imposé dans notre groupe. On évite ce qui est politique, rien à foutre. Mais il est vrai que j’ai un attrait particulier pour la SF / horreur — tiens, que c’est original — avec des êtres qui viendraient d’on ne sait où ! En lisant ta question 7, je reviens sur d’autres thématiques abordées ;-)

b) Quels sont ceux qui vous intéressent ?

Je suis fasciné par les sciences et l’univers. Quand tu penses qu’il existerait un septillion de planètes, tu te dis qu’on est vraiment insignifiants, alors même que beaucoup d’humains se prennent pour le centre de l’univers. Nous ne sommes rien. Il existe très certainement quelque part des êtres bien différents de nous — ou pas. À la fois, ça fait très peur et c’est tellement excitant. C’est une source inépuisable d’inspiration !

c) Peut-on y voir une sorte d’allégorie (je ne sais pas si le mot est pertinent) avec un regard sur notre monde ?

Le lien que je fais, en tout cas, avec notre monde, c’est l’épuisement de tout, la dévastation, l’effondrement des ressources et des logiques de préservation.
Nous n’avons qu’une seule planète habitable, et nous foutons tout en l’air.
Ce qui est sûr, c’est que j’ai une façon d’écrire des textes qui laissent la place à l’interprétation. Par exemple, on peut imaginer que ce sont des extraterrestres, des démons, des chimères, etc. J’aime que les gens apportent leur propre imagination sur notre support musical, si tu vois ce que je veux dire.
Ce que je peux dire, c’est que 90 % du temps, quand j’écris un texte, j’insuffle la particularité que ces “êtres” ne ressentent rien envers l’humanité : pas de haine, juste du dégoût, mais aussi de l’indifférence. Nous sommes à un niveau primitif d’évolution par rapport à eux. Insignifiants.

6- On enchaîne avec une autre question à tiroirs.
a) Avez-vous une vision ou une approche particulière lors de votre composition, ou vous laissez-vous porter par la vague de la création, avec en ligne de mire le déboîtage en règle ?

Les deux règles, c’est de laisser venir naturellement les riffs en échangeant dessus, et de garder une cohérence d’efficacité, je dirais.
Rien de pire que de faire ce qu’on appelle des riffs “wagon” : tu mets les riffs bout à bout, mais la sauce ne prend pas, même si individuellement toutes les parties claquent bien. Les musicos lisant ceci comprendront parfaitement de quoi on parle.
Un mot sur le chant : il est particulièrement important pour moi de suivre et soutenir les partitions, guitare et batterie. Je vois vraiment cette discipline comme des notes et des vibrations qui doivent s’adapter à l’ensemble afin de lui donner le maximum de puissance ! Les paroles sont très importantes pour moi, car c’est ma partition, mais la sonorité l’est encore plus.

b) Pourquoi jouez-vous avec la limite floue entre brutal death et grind, créant le doute intéressant de savoir si c’est plus brutal death ou grind death énervé ?

Tu sais quoi ? On s’en fout totalement de l’étiquette, et on en a toujours eu rien à foutre !
Notre but, c’est de sortir les compos les plus brutales possible. Et si ça sonne davantage grind que death, eh bien let’s go. Il ne faut pas s’arrêter aux cases, sinon ça peut vite devenir un piège qu’il faut absolument éviter pour rester un maximum créatif. Il faut tester des choses, sortir de ses habitudes !

7- Entre votre album Human Snack et Gulps, votre EP, avez-vous suivi une évolution et les deux suivent-ils une progression (qu’évoquent les titres des productions si on les met à la suite, avec un humour discret) ou pas du tout, je me fourvoie dans l’erreur, vous avez honte pour moi ?

Hahaha, il n’y a point de honte ;-)
Alors, musicalement, il y a une évolution naturelle, techniquement parlant. Et au niveau des lyrics et de l’univers, il y a en toile de fond ces êtres venus d’un autre univers / d’une autre dimension, qui viennent régler leurs comptes et simplement “moissonner” les êtres humains afin de se nourrir et surtout de rendre la Terre à la nature. Une sorte de jachère.
Cela dit, il y a quelques textes qui n’ont rien à voir. Tu prends “Social Network Suicide”, qui parle de l’abîme des réseaux sociaux et de ces très jeunes qui y plongent et s’y dévoilent beaucoup trop. Il y a “Oniomaniac”, qui parle de la surconsommation et de cette dose de dopamine qu’on reçoit après avoir cliqué sur “valider le panier” ! Il y a aussi un morceau comme “Bleat”, qui parle juste de mes biquets, qui font partie de ma famille.
Mais entre les deux albums, il y a ce fil rouge sur l’univers présenté ci-dessus, à savoir ces êtres annihilateurs.
Comme tu as pu le constater, il y a certains titres non dénués de fun. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on aime se marrer, et c’est toujours le cas en répét’ ! On ne se prend pas la tête : si un titre sonne bien et qu’en plus il est fun, on garde : Human Snack, Gulps, Fashion Gruiiik…

8- Vos visuels sont très caractéristiques du style, sans le moindre doute, mais font aussi un clin d’œil aux années 90 (je pense à Krabathor, par exemple). Est-ce voulu, un besoin de marquer nettement l’appartenance, ou souhaitiez-vous plutôt avoir une approche un peu différente ?

Alors, c’est sûr que nous n’allons pas proposer quelque chose d’ultra inédit dans le milieu. C’est le cas de personne, soyons honnêtes. Par contre, il n’y a aucune réflexion par rapport aux années 90, etc.
Il est sûr que nous voulions donner vie à ce que nous avions en tête. Pour ça, sur Gulps, nous avons bossé avec un artiste indonésien, Rudi Yanto. Je suis tombé sur son travail et, directement, on a pensé : “c’est vraiment trop cool, son style”. Nous lui avons donné un script de ce qu’on voulait, et bim, il a fait la cover de Gulps. Il faut farfouiller sur le web et aller dénicher la ou les personnes qui correspondront vraiment à ton projet. C’est important.
Gulps représente le moment où l’humanité cesse d’être une civilisation pour devenir une ressource.
La Terre est perçue comme un immense vivier, et les humains comme de simples organismes récoltables.
La pochette illustre cette bascule : des entités colossales, organiques, froides et indifférentes, en train de consommer ou de préparer leur nourriture, sans haine ni émotion.
Ce n’est pas une invasion violente, mais une logique froide et biologique : l’homme n’est plus au sommet, juste un gulp, une bouchée parmi d’autres.
Ce sont les “Zölthürax” — un des titres de Gulps !

9- Quelles sont vos influences pour votre groupe ?

Musicalement, Ugo et moi avons des références indétrônables, dans différents styles : Dying Fetus, Goratory, Psycroptic, Necrophagist, Guttural Secrete ou encore un bon vieux Pantera.
Il y a tellement de groupes qui nous ont apporté des choses que la liste serait vraiment immense !
10- Écoutez-vous aussi des groupes dont les influences sont très diffuses, voire même des groupes qui n’ont rien à voir avec le metal ou l’extrême (je simplifie pas mal) ?
Alors perso, Dam, j’écoute pas mal de trucs différents, notamment du jazz, free ou manouche, un peu de classique, des artistes intemporels comme David Bowie ou, à l’opposé, des titres électro bien bourrins. Mais j’adore aussi les trucs barrés du style Igorrr — même si c’est pas mal metal, mais pas que — et j’aime beaucoup les OST de jeux vidéo aussi, par exemple.

11- Le fait d’être du Nord de la France impacte-t-il votre musique (parce que quand même, il y en a des énervés là-haut) ? Est-ce dû à la rudesse de la vie, la dure réalité du climat pas toujours cool ou je dois prendre mes cachetons tout de suite ?

Ah bon, il y a des énervés ici ? Haha.
Alors, va prendre double dose de cachetons please, car là, ta question, c’est un vrai poncif de ce que les gens pensent du Nord. Il faut arrêter avec cette idée qu’il est difficile de vivre ici : ça ne l’est pas plus qu’ailleurs, je pense. C’est sûr, il y a pas mal de difficultés sociales et des situations humaines parfois complexes, mais ça, c’est partout. C’est juste qu’ici, il y a une densité de population très forte.
Si, avec Ugo, nous avions été dans le Sud ou ailleurs, je suis certain que ça n’aurait rien changé à notre musique !
Une chose est vraie, en tout cas : ici, les gens sont ouverts et accueillants. Les groupes qui ont eu l’occasion de venir ici peuvent en attester. Bon, il y aura sûrement des exceptions, hein haha.

12- Je vais aller plus dans le privé (sans non plus y aller comme un mongol, faut pas déconner). Comment vos proches perçoivent-ils ce que vous faites ? Comprennent-ils ou vous regardent-ils d’un regard suspicieux, empreint de terreur, lorsque vous entrez dans la même pièce qu’eux ? Et plus sérieusement, sont-ils un moyen d’avoir un regard extérieur sur votre musique ?

Déjà, de base, nos entourages nous ont quasiment toujours connus “metalleux”. J’écoute cette musique depuis mes 8 ans et je n’ai jamais lâché depuis. Donc premier point : ils sont absolument tous habitués depuis très longtemps. Ugo et moi avons commencé notre premier groupe, Heresy, tout jeunes ados.
Au début, mes proches ne comprenaient pas ce que je faisais, mais ils se sont aperçus avec le temps qu’on sortait des albums et surtout qu’on enchaînait les concerts un peu partout.
Donc, sans aimer pour autant cette musique, l’entourage a intégré que c’était notre univers, notre passion !
Perso, j’ai un frère qui adore le metal. C’est lui qui m’a mis le pied dedans. Mais clairement, nous sommes comme n’importe qui, c’est banal. Les gens nous perçoivent tels que nous sommes, à cette différence près qu’on met énormément d’énergie dans cette passion. J’ajouterai que, quand tu es zicos dans ce milieu, tu n’es pas un “méchant” pour autant, bien au contraire haha.
Concernant le regard extérieur, ça sera plutôt des gens ultra passionnés qui vont me le donner, après un concert ou l’écoute de Gulps, par exemple. En témoignent les nombreuses reviews des deux albums, qui sont globalement très bonnes. Pour les gens nous regardant de travers, voire pire, je n’use absolument pas d’énergie avec eux. Je n’en parle pas, je n’explique pas, je garde cette énergie pour ce qu’on a à faire, et c’est très bien comme ça. Je n’ai pas à convaincre qui que ce soit : c’est notre monde, notre passion. Si t’aimes pas, rien à foutre !

13- Que faites-vous à côté de Cryptic Process, en termes de métiers ? Sont-ils en lien avec la musique ou celle-ci est-elle plus un exutoire à un terrible stress (ou pas) lié à des boulots somme toute classiques ?

Alors moi, je suis dans un service communication pour une collectivité, et Ugo est ingé son.
Les avantages sont évidents, pour le coup : Ugo apporte toute son expertise pour le son, les enregistrements, les mix, etc., et moi, c’est en termes de communication, graphisme, réseaux sociaux, site, etc. On est assez autonomes, du coup, mine de rien.
Je pense que toutes les passions sont des exutoires, obligatoirement. Quand tu es passionné et que tu joues, tu rentres dans une sorte de bulle hermétique qui laisse dehors toutes les merdes du quotidien.
Quand tu es passionné, tu te rends tout simplement compte que, dans la vie, le taff n’est pas au centre de tout et qu’il est vital de créer, de vibrer, de partager.

14- Concilier vie privée, travail et groupe, est-ce un travail d’équilibriste, de roi de l’organisation (genre les émissions “refais ma maison en 7 jours”, c’est de la rigolade à côté) ?

Franchement, à notre niveau, ça va ! En effet, il faut se caler les répètes, les concerts, les passages radio parfois, etc. Globalement, quand tu es organisé et que tu cales les choses suffisamment en amont pour pouvoir concilier tout ça, tout roule.

15- En plus du groupe, avez-vous d’autres centres d’intérêt (je pense à Ugo avec Trepan’Dead et des choses très variées comme la collection de lentilles, le déchiffrement des textes de Jul, l’art millénaire peu connu du chiffonnage de feuilles, le cinéma, la littérature, la collection des catalogues La Redoute depuis les débuts...) et si oui, quels sont-ils et peuvent-ils interagir avec Cryptic Process ?

Alors, je ne sais pas si tu sais, mais ça fait un bail qu’Ugo n’est plus dans Trepan haha.
On a d’autres passions, bien évidemment : on adore les jeux vidéo, les films, les séries, les jeux de société, etc.
Du grand classique !
On a tous les deux des animaux également. Perso, c’est très important. Tout ceci apporte un équilibre et, en effet, il arrive que je me nourrisse de tout ça pour être créatif !
Notamment dans la SF / horreur, mais aussi dans des podcasts scientifiques que j’adore.
Du coup oui, ça apporte un réel plus pour le groupe.

16- Comment est la scène à l’opposé d’où je suis (sur Montpellier), que je suppose toujours foisonnante, et avez-vous des groupes ou projets émergents à conseiller ?

Petit aparté et pour l’anecdote : tu sais qu’on a déjà joué plusieurs fois par chez toi, à la Secret Place !
Sinon, la scène est comme partout, je suppose : la majorité des groupes de notre strate font ce qu’ils peuvent pour se produire, et globalement, c’est la même galère pour tout le monde.
Ce qui va changer un peu la donne, c’est d’avoir un support qualitatif, un album bien produit, fait avec soin, les échanges et les connaissances, et surtout, il faut mettre en avant les gens qui se bougent pour essayer d’organiser des concerts / fests ! Et dans la région, on n’a pas trop à se plaindre à ce niveau, même si le Brutal Death reste le moins représenté, je pense.
En groupes, il y en a pas mal, c’est compliqué d’en faire une liste. Mais par exemple, il y a Gorupted, Devour, Savage Annihilation, et tant d’autres.
Ce qui va beaucoup changer, c’est surtout les lieux dispos : il y a des endroits qui étaient foisonnants et qui aujourd’hui sont morts, bars fermés, etc.

17- Comment est perçu votre nouvel EP au niveau des fans du genre (et pourquoi pas des autres) ?

Alors, c’est très simple : je te renvoie, toi et tes lecteurs, sur notre page Facebook et notre site, où on recense toutes les reviews de Gulps ! Car je ne peux pas résumer de longues analyses du skeud en quelques lignes. Ce serait manquer de respect aux chroniqueurs, mais globalement, je peux dire que c’est très très positif et que le taff niveau composition et son est grandement salué.
Tout à l’heure, nous parlions de “recul” sur la musique : on est pile là-dedans grâce à ces passionnés qui se bouffent ton album je ne sais combien de fois pour pondre une analyse — qui reste un point de vue — toujours intéressante à lire. Parfois, nous sommes surpris des comparaisons avec d’autres groupes connus, par exemple !

18- Quels sont vos projets à court et moyen termes (concerts, composition et autres) ?

En termes de compositions, grosso modo, on ne s’arrête jamais ! Ugo est très prolixe, même s’il “jette” pas mal de riffs haha. Du coup, ça avance doucement mais sûrement, on ne lâche rien ! On ne s’avance pas à donner une date de sortie du prochain skeud, par exemple, car il est hors de question de se foutre une pression inutile. Les choses sortent quand c’est prêt, voilà tout.
Et en termes de concerts, ça se dessine assez bien. Nous en avons plusieurs de programmés cette année, et certains ne sont pas encore annoncés mais sont en cours. 2026 sera l’année où on en fera le plus. J’invite tous les lecteurs à regarder sur notre site www.crypticprocess.fr, sur Bandsintown ou tout simplement sur notre Facebook.
Justement, j’en profite que tu parles de ça pour mentionner le fait qu’il y a des orgas qui étaient pas mal “frileux” de nous programmer. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous ne sommes que deux sur scène ! C’est atypique et, pour certains, ça ne va pas “bourriner”.
Mais avec obstination, nous avons prouvé qu’on tient très bien la scène à deux, grâce aussi à nos expériences précédentes. Notre set est bien rodé, Ugo a mis en place une configuration qui déboîte niveau son, et n’importe quel fest / orga peut nous faire confiance là-dessus. On a la niaque en live et on envoie le max à chaque fois !

19- Merci de votre patience (le délai…) et surtout du temps pris à répondre à ces questions. La conclusion vous appartient !

Tout d’abord, merci à toi pour cette interview et de donner la parole à des groupes UG.
N’hésitez pas à soutenir vos groupes en allant aux concerts, en achetant du merch, ou tout simplement en partageant leurs sons sur vos propres réseaux sociaux. Ça ne coûte absolument rien, mais peut avoir un impact très fort.

Cryptic process

© Margoth PDF

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