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Après la chronique de leur premier album qui envoie sévère pour éradiquer la horde zombiesque, la possibilité de faire une extension de la chronique par une petite interview était logique. Le groupe y a unanimement répondu répondu, apportant des lumières sur certains recoins et moults informations. (Benoit)

1- Bonjour à vous ! Comment ça va en ce début de semaine torride ? Et si vous commenciez la petite histoire de Corpse hunters, avec une blague, pour détendre l’atmosphère ?

• Ron (Ripper) : Salut à toi! C'est vrai que nous excellons niveau humour dans le groupe sans prétention aucune mais au risque que ton article soit censuré, je préfère garder tout ça pour nos répètes hebdomadaires.
• J-Phi (Lichtträger) : Ah oui ! La mienne est tellement mauvaise que même les morts ont préféré rester enterrés !
• Nat (Naytan) : pourquoi les zombies ne mangent pas de clowns ? Parce qu'ils ont un drôle de goût....

2- Perçons tout de suite le mystère derrière votre nom : pourquoi celui-ci et cache-t-il (plus ou moins bien) un clin d’œil à un groupe ou autre ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Alors… J’ai pensé à ce side-project après la sortie de l’EP We Shall Inherit de Catacomb. Il se nommait à l’époque Texas Zombi. Après avoir enregistré 7 titres tout seul, je l’ai laissé en sommeil.
Le concept a mûri dans ma tête au fil des années pour voir le jour en 2025 avec les bonnes personnes. Le concept est toujours le même depuis toutes ces années : une source intarissable de morts qui avancent pour le plus grand plaisir des vivants qui aiment chasser.
• Nat (Naytan) : clin d'œil, sonorités et violence, ça résume bien tt le schmilblick.

3- Peut-on aussi y voir une référence à des films (hein, doit bien y en avoir une ou deux?) ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Oui, carrément. Tout a commencé dans ma tête en 1982… J’avais 10 ans quand j’ai vu The Night of the Living Dead.
Ma passion pour les morts-vivants est née là.
Et forcément tout le cinéma d’horreur de cette époque magique.
• Ron (Ripper), : En gros tu prends la filmo de Carpenter, de Romero, un peu de Znyder, tu shakes tout ça et t'as grosso merdo l'ambiance de notre projet.
• J-Phi (Lichtträger) : forcément, le cinéma de zombies fait partie de l’ADN du projet. Romero, Fulci et Carpenter sont des références qui reviennent naturellement. Mais au-delà des films eux-mêmes, c’est surtout leur capacité à créer une ambiance qui m’intéresse.

4- Avant de rentrer dans les subtilités de votre musique (car oui, il y en a), pourquoi le choix du brutal death gore old school (parce que c’est fun, non?) ? Est-ce pour sortir un peu de la zone des autres groupes où vous œuvrez ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : J’ai toujours voulu créer un groupe différent de mes habitudes dans Catacomb, mais sans changer de style. Le Death Metal est pour moi un mode de vie dans ma passion de la musique.
Fun… Oui, parce que c’est quand même bien mieux que la culture du vide.
Fun… Oui, car c’est un univers très riche en culture populaire.
Fun en faisant le buzz en string… NON !
• J-Phi (Lichtträger) : parce que c’est un style qui fonctionne parfaitement avec l’univers de Corpse Hunters. Il y a quelque chose de très direct et viscéral dans le death metal, tout en laissant suffisamment de place aux ambiances et aux changements de rythme. Et puis, soyons honnêtes… on aime aussi quand ça tabasse !

5- Votre musique m’évoque pas mal Cannibal Corpse (notamment le chant, avec ce timbre) mais vous arrivez néanmoins à apporter votre identité. Vous offrez une sorte d’hommage ou un clin d’œil tout en développant votre vision du death.
a) Déjà, est-ce intentionnel ou cela tient-il au ressenti des auditeurs et auditrices ?
b) Souhaitez-vous développez une approche plus singulière, cet album posant les premières bases ?
c) Et au sein du death que vous pratiquez, retrouve-t-on un peu des groupes dans lesquels vous œuvrez ou point du tout mon bon seigneur, je m’égare ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Pour Cannibal Corpse, pour ma part, je suis fan de Eaten Back to Life. Après ça, j’ai survolé, donc non, je n’ai pas été influencé, mais je vois ce que tu veux dire.
J’ai juste laissé mes pensées me faire appuyer sur le médiator en essayant de ne pas trop m’approcher de ma manière d’écrire dans Catacomb, et ce n’est pas facile, je l’avoue.
Cet album est un commencement, un peu comme une marche. On met en place un climat, une ambiance qui œuvre vers quelque chose de sombre. Les tempos sont adaptés à cette mise en marche qui accompagne cette horde.
Pour sa suite, je peux juste dire que ça va ouvrir vers quelque chose de plus… Vous verrez, haha.
• Ron (Ripper) : Pour ce qui est de la question du timbre, je ne suis pas fan de La Poste. Service postal assez bancal, le sans contact de la carte bancaire qui marche une fois sur 8... (Ha ben voilà, tu l'as ta blague à ta première question du coup !). Je laisserai Naytan répondre pour ce qui concerne le chant. Et pour ce qui concerne les influences, nous en avons chacun à titre personnel mais nous avons voulu développer une identité qui nous est propre pour ce projet.
• Nat (Naytan) : Alors ça va faire 20 ans (oui…) que je « chante », la voix est sortie comme ça, sans que je cherche à imiter qui que ce soit, mais on m'a souvent dit ce genre de choses au sujet de cannibal corpse (et c'est très gratifiant). Et j'essaie de garder une certaine identité propre, même si ça se rapproche du dit groupe/chanteur. 

6- Alors que des groupes vont n’appuyez sur des samples pour poser des intros ou des ambiances, vous avez fait le choix de vous en foutre complètement. Est-ce pour privilégier l’efficacité (sous différentes formes) et la brutalité, tout en y glissant autre chose, offrant une variation de construction ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Mes samples sont constants et font partie intégrante de la structure sonore des prises guitares et basse. Je travaille sur de la texture de type analogique pour enrober mes cordes, pour donner ce côté organique et oppressant.
• J-Phi (Lichtträger) : L’idée du projet est de créer une véritable saga, avec des changements d’ambiance et de rythme au fil des morceaux.

7- Comme je le disais un peu avant, vous avez quand même une approche plus profonde et plus subtile. La première est l’évocation de John Carpenter, avec des atmosphères et quelque part, un coté cinématographique.
a) Est-ce un choix réfléchi, servant d’hommage au réalisateur et à son œuvre et un moyen de transposer une vision que vous voulez retranscrire au sein de vos titres ?
b) Représente-t-il quelque chose de particulier pour vous, au-delà de la musique ou de ces films ?
c) Trouvez-vous dans sa musique qu’il y a des éléments convergents vers le death, dans moins dans l’évocation ou certaines constructions ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : John Carpenter = Dieu. Il a toujours fait ses bandes sons comme ses films, il a une réelle identité. Il a toujours créé des « thèmes », une véritable image sonore. C’est un musicien qui aura toujours mon respect.
Tony (R.D.N.C.K-34) : C’est un hommage à mes souvenirs, un hommage à ce cinéma de genre, celui qui m’a offert cette fibre artistique. Je compose toujours avec des images, un peu comme un storyboard.
Tony (R.D.N.C.K-34) : New York 1997 pourrait être la bande-son pour créer Corpse Hunters, oui.
Ou il suffit d’écouter la bande-son de L’Antre de la folie pour comprendre la tension que tu pourrais y mettre.

8- Quelle est la difficulté à faire correspondre une atmosphère à la Carpenter au sein d’un death violent ? L’univers zombiesque est-il un bon moyen ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : La difficulté, c’est la texture. Un peu comme la brume : si tu en mets trop, tu ne vois plus rien.
Il faut éviter le cliché ou le trop de… trop.
C’est subtil, la frontière est très mince avant d’être dans l’abus, et l’abus, bah, c’est un échec.

9- Et du coup, est-ce que se sera une marque ou bien allez-vous, sur les autres albums, explorer d’autres réalisateurs ou groupes ayants œuvrez dans le cinéma de zombies (je pense à Fulci, Romero ou des groupes comme The goblins) ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Bien sûr que c’est ma façon de travailler et de composer aujourd’hui. J’écris même parfois en commençant par l’ambiance avant même les guitares.
Romero, Fulci ont offert les plus belles sources d’inspiration pour les gens comme moi, et pour The Goblins, je pense que tous les astres étaient alignés en cette période. Claudio Simonetti est un génie générationnel qui a offert une autre dimension à ce cinéma.
M’en inspirer ? Oui, mais toujours avec respect.
• J-Phi (Lichtträger) : Pour l’album « THE PRICE OF CREATION » de NOX IRAE, auquel j’ai participé à l’enregistrement, nous avons notamment rendu hommage à Lucio Fulci.

10- L’autre aspect qui marque dans votre death est un côté mélodique. Et vous jouez là, en ce qui me concerne, un tour de force, puisque la mélodie n’est pas là pour adoucir. C’est imbriqué dans vos structures, même dans les passages les plus violents.
a) Est-ce là aussi un choix pesé et réfléchi ou est-ce que ça découle du processus créatif, en partie lié à vos passifs musicaux ?
b) Cet aspect mélodique a-t-il un rôle précis, qui va au-delà de sa simple nature ?
c) Mais surtout, une question qui taraude l’Europe entière, comment arrivez-vous à ce que la mélodie puisse rendre l’ensemble plus percutant et violent parfois ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Oui, c’est voulu. La mélodie n’est pas réellement un « solo », c’est juste une évolution à un moment précis. J’ai cette habitude maintenant : l’augmentation harmonique est essentielle dans mon processus
Tony (R.D.N.C.K-34) : Oui, parfois… Juste pour essayer, avec un thème, de visualiser une image, et sinon juste une harmonie purement musicale pour augmenter la tension.
Tony (R.D.N.C.K-34) : Si je te le dis, je devrais te tuer après, haha…
Plus sérieusement, dans ma tête, j’essaie, comme je te disais avant, d’augmenter la tension.
• J-Phi (Lichtträger) : Comme je l’expliquais plus haut, l’idée est de créer une ambiance qui soutient les autres instruments et renforce l’ensemble, afin de lui donner ce côté cinématographique.

11- Bon la thématique tourne autour des films de zombies. Pouvez-vous développez un peu plus cet univers merveilleux et chaleureux et pourquoi?

• Ron (Ripper) : Littéralement, (en français dans le texte), le Mort Metal, quoi de mieux que le mort metal pour narrer justement l'univers des zombies et autres morts vivants? Cette atmosphère par définition est déjà glauque, pesante. Il n'en faut pas beaucoup pour rajouter grâce à notre musique un peu de violence au milieu de ce chaos d'une potentielle invasion zombies.
• J-Phi (Lichtträger) : l’univers zombiesque nous permet de laisser libre cours à notre imagination. Entre les ambiances, les histoires et les différentes façons d’aborder cet univers, il y a énormément de matière à exploiter.

12- D’après-vous, quelles sont les influences derrière Corpse hunters (oui, c’est un peu vache comme question) ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Moi, pas de secret… Nocturnus, Morbid Angel début 90, Angel Corpse.
• Ron (Ripper) : Pour ma part Cannibal Corpse (tiens pour te faire plaisir) et le death old school 80/90 même si j'ai une affection toute particulière pour le Death Mélo scandinave.
• J-Phi (Lichtträger) : je pense qu’elles sont assez nombreuses et qu’elles viennent aussi de nos parcours respectifs. Personnellement, le death metal reste évidemment une grosse influence tels que « DEATH (LEPROSY) et OBITUARY ». Après, chacun apporte son vécu musical et c’est justement ce mélange qui contribue à construire l’identité de Corpse Hunters.
• Nat (Naytan) : Cannibal Corpse, Dying Fetus, Sepultura, la liste serait longue.

13- A côté de Corpse Hunters, vous œuvrez aussi dans d’autres groupes. Pouvez-vous les évoquer (putain Apogee !!!) et sont-ils un autre moyen d’expression ou un exutoire différent ou est-ce plus compliqué que cela ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Pour ma part, Catacomb depuis 1990… (oui, je suis une vieille carne).
Le processus est complètement différent.
Pour Corpse Hunters, on est une unité : on propose, on façonne, on bosse et on répète ensemble.
• Ron (Ripper) : Apogée est un projet solo que j'ai avec Naytan au chant. J'avais envie de balancer sur des sujets qui me faisaient cogiter et puis c'était aussi un défi personnel de composer quelque chose de A à Z, me prouver que j'en étais capable. Je l'ai fait par le biais du black'n'roll même si on peut retrouver plusieurs influences. Avec Corpse , j'ai rejoint une formation orientée Death, style qui me plaît tout autant.
• J-Phi (Lichtträger) : Me concernant, j’ai décidé de me consacrer pleinement à ce projet « CORPSE HUNTERS » et de m’y investir à fond.

14- Du coup, comment vos familles, proches et amis perçoivent-ils votre musique et y sont-ils sensibles ou au contraire, vous regardent-ils d’un regard étrange et suspicieux lorsque vous entrez dans la même pièce qu’eux (ou sortent-ils paniqués en courant et criant?) ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Pour moi, ils ont l’habitude, haha.
Plus de 30 ans à faire ça, donc plus de surprises, haha.
• Ron (Ripper) : Ma foi... Faudra leur demander.
• J-Phi (Lichtträger) : Ma femme écoute vraiment tous les styles de musique, mais elle a une préférence pour « BON JOVI, DEPECHE MODE et RAMMSTEIN ». Mon frère est également musicien, mais évolue dans le milieu du black metal. Quant à ma mère, on peut facilement reconnaître ses goûts musicaux à travers ses tatouages : « IRON MAIDEN, MEGADETH, MOTÖRHEAD ».
• Nat (Naytan) : tous mes proches soutiennent nos/mes projets, même si leurs oreilles sautent parfois. Ils ne disent pas que c'est du bruit.

15- Vos goûts musicaux recoupent-ils ce que vous faites en musique et / ou êtes-vous ouverts à des styles très différents ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Euhhh, comment dire… Mon métier est musicien et arrangeur, musicien spécialisé dans la musique trad des Appalaches, où je joue du banjo Old-Time.
Pour la partie arrangement, je vais du Hip-Hop West Coast 90’s au Metal… Je pense que j’ai pas mal bourlingué au travers de multiples styles.
• Ron (Ripper) : Le death est un style que j'apprécie énormément et je ne suis pas fermé comme la plupart des metal head (allez je balance). Je peux très bien passer du Death à la Fonky Family puis revenir sur Dartkthrone et me faire dans la foulée la B.O du Grand Bleu de Éric Serra puis m'envoyer un OST en 8 bit chiptune de Zelda.
• J-Phi (Lichtträger) : On est forcément influencé, même sans le vouloir, par les styles qu’on écoute et ceux qui nous ont construits musicalement. Mais effectivement, le death reste mon péché mignon.
• Nat (Naytan) : énormément de genre différent même si le metal m'a définitivement marqué. Ça va du jazz au classique au rock etc. y'a du bon partout, autant en profiter.

16- Puis-je croire que vous goûts cinématographiques (et peut-être littéraires) sont tournés vers le cinéma d’horreur (du moins en partie), comme Carpenter, Fulci ou Roth (pour plus de modernisme) … et pouvez-vous révéler quelques secrets de vos goûts plus en détails ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Zombies, zombies, zombies, Lovecraft et zombies.
• Ron (Ripper) : Je n'aime pas lire, ça m'emmerde. A part la Bible qui est mon livre de chevet.

17- Tient, ça me traverse l’esprit, comme ça: que pensez-vous de Baby metal et Fadades (ouais, parfois ça ne va pas ce qui me passe par le tête) ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Je ne peux pas répondre, j’ai 54 ans, haha.
• Ron (Ripper) : J'ai baigné dans la culture Jap mais je t'avoue que Baby Metal, je trouve ça cringe à mort. Par contre j'ai une affection toute particulière pour X Japan et Maximum the Hormone, la city pop des années 80 ainsi que les B.O des anime de cette époque.
• J-Phi (Lichtträger) : Qui ça ??? Hahaha…

18- Plus sérieusement, comment est la scène aux alentours de Toulon et avez-vous des groupes ou artistes à conseiller ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Il y a plein de bonnes choses, oui, mais mon conseil sera unique, parce que ce serait anormal de ne pas citer Morgue !
• Ron (Ripper) : les groupes ce n'est pas ce qui manque, le problème dans notre coin, les lieux pour jouer ...

19- Avez-vous des projets à venir, concernant Corpse hunters et quels sont les retours de votre album ?

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Les retours m’ont l’air positifs. Ça donne envie de continuer et de faire au mieux avant de passer du côté des morts.
• Ron (Ripper) : Faire un max de concerts, partager ce premier album dont les retours sont plus que positifs apparemment et puis nous bossons sur le prochain actuellement (no spoil).
• J-Phi (Lichtträger) : C’est très encourageant pour la suite. Comme le disait Ron, nous sommes déjà en train de travailler sur le deuxième album, avec l’envie de faire évoluer et d’étendre l’univers posé par le premier.

20- Merci du temps pris à répondre à mes questions, peut-être parfois un peu à côté de la plaque. Je vous laisse le plaisir et le bonheur de la conclusion !

• Tony (R.D.N.C.K-34) : Merci à toi, j’ai passé un très bon moment à répondre à ces questions originales.
Merci pour l’intérêt que tu portes à Corpse Hunters.
Rejoignez la Horde !
• Ron (Ripper) : pas de soucis ça change des questions qui reviennent toujours. Merci pour ton intérêt à notre projet. Et puis bonne semaine du coup !
• J-Phi (Lichtträger) : Au plaisir, et merci pour ton originalité. Peut-être qu’autour d’un verre, on pourra continuer à se raconter quelques blagues.

Corpse hunters

© Margoth PDF

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