top of page

2020 Visceral circuitry

CD 18 titres

Durée : 41’41’’

Glaukom.jpg

Avec cet album, on va s’enfoncer joyeusement dans l’underground là encore et en allant bien profond dans ce milieu. Alors, pour résumer, Glaukom synod est le projet d’un homme, un seul, un héros, the bonhomme, Gab, qui depuis… hooouuuu… 2004/2005 avec une gestation datant des alentours 1994/1995. Glaukom synod vaudra à lui seul que je m’y penche pour vous conter un peu cet univers et l’homme derrière ce projet (Gab, de Nihilistic holocaust, un zine/label UG à découvrir au plus vite).

Définir ce qu’est Glaukom Synod est à la fois simple et compliqué. Pour faire simple : industrial electro metal extrême. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué, le projet ayant mûri depuis les débuts (bien que ce soit toujours dans cette lignée). Particularité : Gab travaille avec des trackers (pc et logiciels) ce qui donne ainsi vit à une entité à la frontière de divers styles. J’ai toujours accroché à ce qu’il fait (la découverte fut un grand moment) et ce GS 2020 vaut foutrement l’intérêt de l’écouter.

Cet album regroupe 11 titres tout neufs et un Ep de 2016 (Vampires and gorgeous throats) qui vous permettra de voir l’évolution entre les deux productions. Mais je vais me concentrer sur les titres tout récents (sinon ce sera un véritable roman ou une saga qui ridiculisera celle de Harry Potter...).

Gab aime aussi le death. Et là, c’est un élément qui apparaît clairement dans les morceaux, de façon très marqué. Et ce n’est pas anecdotique, cela à son importance.

Glaukom Synod à mûri et est mature. Ce qui ressortait des autres productions est enfin l’essence même du projet. On arrive à quelque chose de mûr donc, très contrôlé (bien que la folie rôde, invisible), abouti très clairement mais qui est nettement plus sombre. Oui, Glaukom est devenu une entité plus adulte mais avec une part sombre qui colle parfaitement à la bête. Et ce coté sombre se retrouve en partie dans des titres qui fleurent bon le brutal death (quand certains ne clonent pas complètement le style, offrant un hybride savoureux) et aux travers des démons qui rampent dans les limbes du Glaukom.

Le Glaukom est plus sombre mais aussi plus malsain, avec une approche très rigoureuse, l’à-peu-près n’ayant point de droit dans les titres. Chacun est mesuré, construit sciemment de manière à être le plus efficace et le plus cohérent possible. Car les titres semblent être un tout, à la fin unitaire et légion, offrant une cohésion complète.

Gab a poussé au maximum la fusion des genres qu’il intègre depuis les débuts du Glaukom et cela a dérivé vers une sorte de créature hybride, qui ouvre la voie vers quelque chose de différent mais très accrocheurs.

On retrouve toujours ce coté industrial/electro mais auquel est adjoint des éléments venant du bruatl death ou du grind, apportant un effet qui augmente la brutalité et mêle le coté synthétique à une approche plus organique et qui e dirige vers des terrains à défricher, où tout les possibles semblent à découvrir.

Ce Glaukom est plus morbide, un des aspects qui explique ce coté sombre mais avec cette folie inhérente au projet qui existe depuis les débuts (attention : la folie est complètement contrôlée elle aussi bien que parfois elle semble prête à exploser les limites de sa contenance). Il s’en dégage des ambiances particulières parfois, très poisseuses mais qui participe à la cohérence du tout. Un coté schizophrénie musicale émerge par instant, submergeant un bref instant l’auditeur, participant là aussi au coté plus mâture et sombre du Glaukom.

Même si des passages sont plus lourds, la violence se fait vélocité, associé à l’ajout d’éléments sonores agressifs et d’autres, plus décalés. Mais c’est toujours dans cette limite flou des extrêmes des styles, avec une vision clairement abouti de ce que Gab veut.

Le coté malsain émerge aussi via des samples ou des vocaux (très typés brutal death, d’un effet plus qu’efficace). Et d’ailleurs, un peu jeu sympa est de trouver d’où ils viennent justement… Car eux aussi amènent leur lot d’utilités et de ressentis, qui se greffent à l’ensemble de l’entité.

Il y a clairement un gros travail derrière, car aucun des titres ne part en couilles où s ‘éloigne des autres. Même si il y a une certaine élasticité protéiforme, cela reste vraiment cohérent de bout en bout, nous entrouvrant les portes d’un univers, certes sombre et malsain, mais recelant 1000 facettes intrigantes.

Glaukom Synod est résolument mur, très sombre et prend place sur un des trône de l’extrême, regroupant des styles divers en une entité monstrueuse que les amateurs de curiosités et les connaisseurs du genre se doivent d’avoir car sur ce coup, Gab fait vraiment très fort cette fois !

bottom of page