

MARGOTH 5
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Walls of hate
Walls of hate
Autoprod
13 août 2020 à 13:34:17
Ep dématérialisé
2020
4 titres Durée : 18’53’’
Une petite vidéo:
Walls of Hate est un one man band du Honduras porté par Antonio Peralta et qui nous propose un petit concentré de haine à travers un black death pas piqué des hannetons. Formé en 2020 (tiens, cette année!!), voici son premier Ep, qui est vraiment pas mal du tout !
‘Involution’ ouvre le bal et va directement dans le vif du sujet, sans prendre de pincettes. D’emblée, le black death s’avère assez malsain, derrière des oripeaux denses, alliant des atmosphères et des ambiances malsaines, associées à des mélodies qui, par contraste, amplifie l’aspect brutal qui peut s’exhaler soudainement.
Les autres titres sont dans la même approche, ce qui nous donne un ensemble intéressant, Antonio sachant exploiter aussi bien l’aspect black que la bestialité du death. Là où c’est sacrément malin, c’est l’évocation de différentes chapelles liées aux styles qu’exploite Walls of Hate, permettant ainsi d’offrir de la variation et de permettre de densifier les titres.
Le rythme des titres varie fortement, s’adaptant clairement à l’ambiance qui domine alors, pouvant emmener avec lui l’auditeur dans quelque chose de crédible, bien que peut-être parfois prévisible (mais bon, on ne va pas chipoter). Les rythmes ont aussi une autre importance du fait de leur grosse palette de famille. Je m’explique : Antonio intègre dans sa musique des éléments venant de son environnement culturel et géographique (pour rappel, le Honduras). Et là, c’est clairement où c’est le plus intéressant, pouvant se retrouver avec des éléments musicaux dont on est pas habitué, dégageant un coté musique latine mais versant vers l’aspect maya (à l’image de ce que fait Impureza), à la fois sur des mélodies ou sur des boucles rythmiques. C’est à ces moments là que la musique devient la plus prenante.
Le chant d’Antonio est aussi moduler, en fonction des registres mais aussi de ce qu’il veut faire passer. Il adopte le chant en anglais mais en explorant des thématiques très lié à l’histoire et la culture de son pays (évocation des mayas,…) mais aussi en faisant des parallèle avec d’autres cultures (comme les Perses) mais par le biais de occultisme et de la religion (collant parfaitement au style qu’il a choisi). Son chant module complètement dans les deux sphères musicales, sans cassure de rythme, de façon naturelle.
Le son de l’Ep me pose juste un problème : il manque de puissance. Bon il suffit d’augmenter le volume et ça va). Pour le reste, c’est exactement ce que j’apprécie : chaque instrument est inaudible, ce qui inclus la basse, bien présente. La voix est aussi collé au bon niveau, offrant un très bon équilibre qui permet de pouvoir apprécier ce que Walls of Hate nous offre.