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Split 7 minutes

Seum - Fatima

Autoproduction

28 décembre 2020 à 15:52:26

Dématérialisé

2020

2 titres Durée: 7'32''

Une petite vidéo:

Voici un split qu'il est bien, sorti le 24 décembre 2020, nous offrant 2 titres (un pour chaque groupe mais le titre exécuté par le groupe est un titre de l'autre groupe... titreception!!). Donc on s'embarque pour un voyage d'un peu plus de 7 minutes (ils en ont mis plus) dans un univers de doom.
Seum ouvre le bal, avec 'Saliva bath' (moyen ce genre de bain). D'emblée, on reconnait le son très caractéristique du groupe québécois, avec cette basse puissante et très marqué et ce groove qui leur est propre. Et cette pédale wah-wah, si chère au cœur du groupe. On retrouve cet univers atypique, aux confins du doom, avec un coté sludge qui devient très oppressant, poisseux sur la moitié du titre, nous plongeant dans une sorte de marasme de mélasse où la lourdeur prend son importance, avec ce chant si caractéristique. Seum retourne le titre du groupe Fatima, le livrant dans une version qui doit être bien loin de l'original (on peut s'en donner une bonne idée avec la reprise de Seum par Fatima). Et toujours ce syndrome qui nait en nous de vouloir taper du pied, à l'écoute du titre, poussée par cette entité qu'est Seum et sa musique. La folie est bien présente là encore. Efficace dans le genre!
Fatima prend la relève avec le titre 'Raining bricks' (titre de Seum du coup). Le groupe nous vient de Paris et nous délivre un titre qui s'éloigne de l'essence de Seum, nous emmenant vers un doom teinté de rock sudiste, très typé années 60, avec un son très chaleureux. Mais pas que. Car dès que le chant arrive, celui-ci brasse des influences orientales. Le changement d'ambiance est radical mais force est d'avouer que le résultat est très dépaysant et fonctionne foutrement bien, nous ouvrant les portes d'une vision du doom à part mais qui semble avoir un coté attractif voir attachant (mais pas au fond d'une cave, car leur doom possède un coté lumineux). Et coté oriental se retrouve ensuite dans les structures du morceau, comme indissociable. Le chant, en plus de ce coté oriental, marque aussi par la voix du chanteur, qui évoque ces années 60 si loin de nous et pourtant si proches ici. Mais aussi la voix de Kurt Kobain, ce qui est foutrement étonnant. Très bonne surprise, qui donne envie de se pencher sur le cas de Fatima.
Amateur de doom, ne passer pas à coté de ce split, qui est un bon moyen de clôturer une année pas évidente de fort belle manière!

© Margoth PDF

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