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Sour grapes

Goratory

Everlasting Spew Records

7 septembre 2020 à 14:26:27

Dématérialisé

2020

8 titres Durée : 26’18’’

Une petite vidéo:

Goratory… un nom qui devrait procurer des frissons de plaisirs (coupables?) à certaines et certaines. 16 ans sépare cet album de leur précédent qui signe le retour d’un groupe brutal et barré, doté d’un sens de l’humour (douteux diront certaines langues…).
En 16 ans, que s’est-il passé ? Le groupe est-il devenu plus serein ? A-t-il évolué vers un power metal mélodique ?
Bon, commençons par rassurer les amateurs : Goratory officie toujours dans un grinding brutal death bien violent. Ouf, on a évité le pire !

Dès ‘Rat king’, le ton est donné : brutalité, violence sans concession et technicité à fond ! Le groupe n’est pas là pour enfiler des perles ou faire des puzzles de 10000 pièces dans une maison de retraite ! Le groupe est toujours aussi véloce,agressif et sans pitié.
Les titres sont relativement courts mais dense, intenses et ne font pas vraiment dans la demi-mesure. Ca va chier sévère des bris de verre (hop, challenge de la rime fait...)
Alors effectivement, il y a des passages qui arrivent parfois, plus lourds (vraiment plus lourds), amenant un break mortel pour tes cervicales, enfonçant ainsi le contraste avec les parties ultra rapide, intensifiant la virulence de la brutalité via un prisme différent.
Mais rassures-toi, toi qui aime la violence : le propos est surtout bloqué sur ‘à fond’ à l’essentiel, enchaînant non-stop ce qui pourrait être une guerre nucléaire.
Alors oui, ça va vite, c’est indéniable. Mais il est impossible d’associer Goratory à autre chose qu’une brutalité qui parfois est totalement débridée.
Goratory connaît complètement son sujet, maniant la brutalité de sa musique avec un humour acerbe et sa passion pour diverses perversions mises en musique. Le tout est lié, bien évidemment. Sur l’album, on retrouve un titre, clin d’œil et hommage à Seth Putnam (Anal Cunt), complètement pété. Mais collant à ce que faisait, à sa façon Seth.

Le chant est ultra brutal, hyper agressif, doublé parfois de chœurs tout aussi énervés. Et n’arrange rien à la guerre qui se fait à tes chastes (ou pas) oreilles. Il ne fait pas non plus de compromis, restant dans une teneur brutale.
Le son est hyper massif, genre très grosse production. On entend absolument tout les instruments (et donc la basse, qui claque sévèrement, apportant sa touche de brutalité elle aussi).
Cet album signe magistralement le retour de Goratory !

© Margoth PDF

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