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Lair of Xenolich

Black Hole Deity

Everlasting Spew Records

3 janvier 2021 à 10:24:55

Dématérialisé

2021

5 titres. Durée: 16'51''

Une petite vidéo:

B.H.D (flemme du lundi de retaper le nom en entier) est un nouveau groupe formé par des ex-Malignancy et des ex-Chaos inception, qui en 5 titres nous propose un death direct, offrant une sorte d'aller-retour dans la gueule, pendant plus d'un quart d'heure.
Dès les premières secondes de 'Razed earth edict', on comprend vite que ce ne sera pas une ballade tranquille mais plutôt une sorte de road trip dans un monde post apocalyptique en décrépitude où si tu t'arrêtes, tu es mort. Ca va vite, ne laissant pas de place à des passages plus posés: ici, on vise la brutalité directe, avec un certain sens de la mélodie, vu sous un angle quelque peu différent il va s'en dire.
La férocité règne sur ce disque, sans vraiment de concession, Le groupe y va franchement, développant un concept qui se scinde en deux parties à la tonalité différentes.
Les deux premiers titres prennent un tour direct, virulent, à un rythme franchement soutenu, ne laissant pas de répit. Il n'y a pas vraiment de moments plus lents: tout va à la rapidité et la brutalité, offrant une véritable muraille de violence, qui, il faut bien l'avouer, fait du bien après cette période mollassonne de fin d'année. Le son est lui aussi en appuie de cette brutalité, avec une tonalité bien marquée qui renforce ce coté brutal et brute. Mais la violence n'est pas le but ici. Elle n'est qu'un moyen de rendre percutant le concept derrière: un concept de surnaturel et de science-fiction, par le prisme d'un death assez radical.
Et cette première partie est séparée de la seconde par un instrumental qui n'a rien à voir avec le reste mais semble être une transition fort mélodieuse vers cette seconde partie, qui change complètement de tonalité.
Dès le début du titre 'Multiverse incantations', l'ambiance est différente, avec des rythmiques, bien que death indéniablement, prennent une autre couleur, amenant un death différent. Là aussi celui-ci est rapide mais sa forme diffère, mettant en musique le titre, qui ouvre de nouvelles perspectives. Le groupe creusent encore plus le concept, lui joignant des éléments astronomiques (que ce soit via les textes ou des samples discrets). Le multivers que dépeint le groupe n'est pas très calme mais s'avère croustillant.
Le dernier titre renoue un peu avec le death des deux premiers titres mais en gardant cette tonalité qui est la marque de cette seconde partie. Il est plus brutal, avec de courts breaks qui brisent net tout espoir d'un titre certes brutal mais dense. Car celui-ci, le plus concis, est aussi par différence le plus violent, avec en apothéose une fin abrupte. Pas de concessions de bout en bout!
Le chant est assez semblable de bout en bout mais en ayant quelques petites variations évitant l'ennui ou une redondance qui serait fort triste.
Le son est lui aussi à l'image de la musique: massif et brutal, avec une basse bien présente, offrant un son percutant, tout en offrant des éléments qui appuient le concept via des samples ou d'autres éléments structurels. Et de nous offrir une première œuvre certes courte mais intéressante et accrocheuse.

© Margoth PDF

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