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Impure spirits of destruction

Empheris / Death Invoker

Old temple

1 novembre 2020 à 08:23:24

Dématérialisé

2020

6 titres Durée : 18’53’’

Une petite vidéo:

Voici un split, engendré par un label polonais, proposant un split actuel qui va vous replonger dans une période sombre et agressive, avec deux groupes (proposant chacun une intro et deux titres), réédition de celui de 2019.

Empheris, formé en 2003, polonais, ouvre le bal. Après une courte intro typé musique classique pas joyeuse, on attaque le gros du morceau avec titres qui dévoile une musique intense, agressive et qui mélange black, thrash et death, de la façon la plus malsaine et obscure, nous renvoyant vers la fin des années 80, début des années 90. Les deux titres sont rapides, assez abrasifs et cultivent de bout en bout une noirceur malsaine, porté par une voix très éraillée, très teinté black, qui colle parfaitement à la musique que le groupe propose. Il s’en dégage un coté old school fort sympathique, qui, mêlé à la vision qu’ils ont de la musique, crée quelque chose d’assez particulier mais attractif. Ca bourrine assez sec, avec un rythme soutenu de bout en bout, ne laissant pas vraiment la tension retomber. Ca me donne furieusement envie de retrouver les deux productions que j’ai (une démo et un split de mémoire) pour faire péter les watts.
Le son n’est pas le point fort, manquant de puissance et n’offrant pas la joie de pouvoir vraiment discerner la basse. Là aussi le groupe cultive un aspect volontaire qui renvoie à la période mentionnée plus haut.

Death Invoker prend la suite à la quatrième piste. Venant du Pérou, le groupe (chroniqué récemment (hop, c’est magique, lien ici : www.margothpdf.wixsite.com/margothpdf/coin-des-chroniques-1/Necromancy-damnation-revenge)).
Après une intro qui vient très clairement d’un film (la vague italienne 70/80 je dirais) ou alors qui cultive cette atmosphère, le duo nous envoie sa vision d’un black thrash avec du death, puisant plus largement dans les années 80 de par sa nature profonde. D’emblée, il y a un coté plus bestial, quelque chose d’un peu plus cru que chez Empheris. C’est sale, malsain et là aussi, ça envoie du bois. La voix est plus death, avec un relent de glaire black, offrant un chant là aussi abrasif, collant à l’ambiance sombre que distille le duo, avec des titres plus longs, modulant les tempos pour offrir des lourdeurs ajoutant au coté malsain. Le chant peut devenir assez lent ou bien au contraire, quelque part entre le scandé et le guttural. Les moments qui semblent plus posés ne sont qu’un des biais pour amplifier la noirceur du tout.
Le son est plus puissant, plus propre. Le duo joue surtout sur le mixe avec la voix, plus en retrait, apportant ce coté sombre.

Ce split permet de mettre la main sur deux groupes qui viennent du fond de l’underground, avec deux visions proches mais différentes du fait du contexte géographique et de faire une découverte très intéressante.

© Margoth PDF

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