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Goodbye my rot

Epitome

Deformeathing Production

18 février 2026 à 15:51:42

CD

2025

21 titres pour 30'07

Une petite vidéo:

Existant depuis 1992, Epitome est un groupe de grind death plutôt énervé avec, à son actif, 5 albums (dont le dernier est chroniqué dans les entrailles de Margoth (ROTend)). Les 4 gaillards dans le vent ont balancé un nouvel album bien vénère.

Sans cérémonie, le groupe nous assène 21 brûlots d'un grind death ultra énervé où la plupart des titres ne dépassent pas deux minutes. C'est rapide, très rapide, intense, violent. Normal diras-tu, c'est du grind. Mais le groupe ne s'arrête pas là et leur approche est un peu plus compliqué quand même.
Oui, c'est du grind, avec du death et c'est là que c'est intéressant car le groupe, même s'il privilégie la rapidité, n'hésite pas à balancer, ici et là, un gros break qui nique bien les cervicales ou va distiller une lourdeur pesante. Ca joue fortement sur le contraste et une ultra violence absolument débridée et jubilatoire. Point de sentiment: ça y va direct, à fond et sans la moindre précaution. Les titres défilent aussi vite qu'un défilé sous acides, un côté épileptique s'y ajoutant. Le death vient plus sur des intonations et des lourdeurs, offrant un contrepoint à la fulgurance du grind et ouvrant le chemin d'une sorte de structuration primitive jouissive. Les titres dessinent quelque chose de bien particulier, associé au côté concis des ces derniers.

Et pourtant, aussi surprenant que ce soit, le groupe amène de l'expérimentation dans ses titres, à travers certaines particularités ou brèves structures singulières. On s'éloigne du conventionnel avec l'ajout de samples, non pas pour décoré ou illustré un titre mais bien pour amener un autre angle d'approche où le sample devient un élément constructif du titre (alors, ça va vite les samples, rassure toi!).
L'autre point où le groupe innove est l'apparition de (accroche toi, tu n'est pas du tout prêt(e)) saxophone , un peu comme Napalm death l'avait fait sur un ou deux titres. Mais là, Epitome l'incorpore vraiment dans sa musique, livrant une sorte de repère ou de fil rouge singulier, qui sert à ponctuer l'album. Chaque apparition surprend mais l'effet est efficace.

Le chant est un chant bien gras, agressif et assez guttural avec des fulgurances où la folie pointe son nez. C'est simple et efficace, avec un savoir faire évident.
Le son est très gras, massif et ressemble à un mur. La tonalité reste dans les graves, avec une basse bine présente, percutante. Elle rejoint, avec sa tonalité, l'accordage singulier de la guitare, apportant une écoute à deux niveaux où la ligne entre ligne de rythmique et riffs se brouillent joyeusement. La batterie s'offre la palme de la série d'uppercut sans discontinuité, apportant une variation avec la caisse claire. Le chant, au milieu de tout ça, est largement audible, ce qui permet de faire un lien entre la folie parfois présente dans le chant et celle de la musique.

Epitome nous lâche une nouvelle déflagration. Si tu es fan de grind, impossible de passer à côté de ce brûlot jouissif et jubilatoire! Sinon, tu auras raté ton année 2026.

© Margoth PDF

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