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Drowning in circles

VENOMOUS SKELETON

Everlasting Spew Records

26 juillet 2020 à 13:43:00

Dématérialisé

2020

9 titres Durée : 35’58’’

Une petite vidéo:

Israël est un pays à la situation particulière et qui nous offre ainsi des groupes de folie (Instinct par exemple, comme ça, au hasard), du moins, au niveau de l’underground (car quelques grands noms connus). Et bien, avec Venomous skeleton, on peut en ajouter un autre.

Dès l’intro, on le sent : ça ne vas pas être très joyeux, ni festif mais ça va taper sévère, comme le soleil d’été au moyen orient mais en moins brûlant et plus oppressant. Impression qui se confirme dès que le second titre arrive. C’est brutal, sombre et malsain à souhait. Le groupe développe un death morbide sombre, avec des aspects glauques insistants via des claviers ponctuels, sans tomber dans un quelconque aspect mélodique.

Le rythme est soutenu, sans la moindre faiblesse, ni baisse de tempo. C’est de bout en bout une grosse charge de mammouths en rut inarrêtables, détruisant tout sur son passage (tous comme tes cervicales si tu veux suivre le rythme imposé). Et malgré ce contexte, le groupe arrive à nous faire un coté lourd, qui appuie sur la brutalité et la noirceur de la musique que le duo nous propose. Enfin, pour être honnête, le groupe distille un ou deux breaks quand même, qui ont la facheuse tendance à noircir encore plus le tableau, enfonçant l’auditeur dans un univers d’une rare noirceur oppressante.

Point de fioriture (comme les temps morts) : le groupe va à l’essentiel, non sans offrir des titres clairement denses, qui n’est pas fait pour un amateur lambda de death mais plus pour des connaisseurs. Pour vous situer, imaginer Morbid Angel, Krabathor qui auraient fait une orgie sexuelle avec des groupes de funeral doom bien noir : et voilà ce que peut donner Venomous skeleton. Et on est vraiment dans un carrefour de la rencontre de ce death technique et malsain avec un doom suicidaire, qui ferait passer le groupe de gothique le plus sinistre pour une kermesse d’école primaire.

La machine qu’est ce groupe ne s’arrête pas, travaillant toujours ce coté oppressant, anxiogène par divers biais. Outre la musique, le chant est aussi de la partie : celui-ci atteint vraiment les abysses de la joie de vivre, avec un rythme assez lent, appuyant vraiment l’impression de noirceur et de morbidité qui s’insinue depuis le début.
Le son est aussi de la partie pour ajouter encore plus de malsain à l’ensemble, étant volontairement saturé (mais très audible, même la basse est audible), peut-être manquant de puissance mais cela colle vraiment à l’univers que dépeint le groupe.

Le groupe propose un album qui n’est peut-être pas accessible pour tous le monde. Le groupe navigue aussi dans des thématiques qui sont ouvertement une attaque aux religions établis, à travers des titres qui vont ouvertement vers des blasphèmes (du moins pour les croyants les plus motivés). Cet aspect, ajouté au reste donne clairement un album de death vraiment morbide et obscure, qui n’est pas à mettre entre toutes les oreilles mais qui est clairement une grosse tuerie dans le genre et que les amateurs éclairés se doivent de découvrir.

© Margoth PDF

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