

MARGOTH 5
PDF5
Die alone
W.R.Ø.N.G
Autoproduction
7 novembre 2020 à 09:02:40
Dématérialisé
2020
4 titres Durée : 17’37’’
Une petite vidéo:
Alors là, avec ça, on s’offre un véritable retour vers le futur antérieur au notre qui est le présent. Ce n’est pas clair ? Ha. Bon, alors voilà : ceci n’est ni plus ni moins que du grunge, terme que je n’ai pas vu depuis 2002/2003, à peu près. Oui, tu as bien lu : ce groupe joue du grunge en 2020. Mais attention, ne déconne pas , avec un sourire en coin : leur grunge est diablement actuel !
Juste 4 titres sur c disque qui est donc un Ep, pour ce qui ne suivent pas. 4 titres qui dès les premières notes de ‘Die alone’ font sacrément plaisir à entendre !
Alors oui, on est loin du metal (je ne suis pas sectaire, surtout qu’en c’est plaisant). Et là, on est dans le domaine du cool. C’est très énergique, à n’en point douter mais l’accroche est immédiate dur ce titre. En quelques secondes, on se retrouve avec un titre qui va directement au centre de ta cervelle s’y faire son nid et s’y lover. Le morceau est foutrement bien foutu, me renvoyant vers le meilleur de Nirvana (oui, je sais, il y en a d’autres mais à part Nirvana(en se concentrant juste sur 2 albums, faut pas déconner) et Silverchair, peu m’ont accroché). On retrouve un coté pêchu, très positif et surtout, un des éléments du moteur de la machine W.R.Ø.N.G est la voix du chanteur, rocailleuse et chaleureuse.
On ne cherchera pas de moments plus virulents dans les titres mais chacun cultive son indépendance sans trahir la recette de base que le groupe propose. Recette de base à laquelle beaucoup d’idée apporte des détails qui donnent à cet Ep ce coté accrocheur (en plus peut-être d’une certaine nostalgie, non?).
Les titres offrent des atmosphères différentes, pouvant toucher la mélancolie (par exemple) mais en gardant un petit truc qui fait que ça fait du bien à entendre, que ça égaye ta journée. Le groupe travaille une cohérence sur laquelle il extrapole au besoin, offrant des morceaux qui vont forcément toucher quelque part l’âme (sauf dans le cas où le grunge et autre rock te laisse de marbre).
Il y a presque un coté radiophonique parfois (de celui des années 90, pas actuel), très marqué sur ‘Surrender’, qui joue sur différents biais logiques au final, dont cette petite mélancolie. Cela participe à cette immersion à une époque que les moins de 35 ans n’ont pas vraiment connus (et qui peut être l’occasion d’en connaître une nouvelle). Et si ‘Surrender’ joue la radiophonie, ‘Poison’ offre une vision plus intimiste, plus personnelle, avec une approche où l’aspect rock se détache plus mais avec une trame qui prend plus de puissance au fur et à mesure que le titre tire sur sa conclusion. Le titre est plus posé, à sa façon, amenant une autre facette du groupe. ‘Ever undo’ qui clôture cet Ep renvoie aussi à Nirvana (plus dans l’ambiance de ‘Nevermind’), avec cette fois un riff entêtant et une ligne de guitare qui crée une ambiance bien différente du reste, appuyant vraiment cette impression que le temps est remonté, que l’on a des rides en moins et des cheveux en plus (ou pas ou l’inverse, ça dépend de chacun). Ce titre est d’ailleurs étrange car malgré sa durée, on a l’impression qu’il ne la fait pas. Magie de la construction du titre ! Mais quelque soit le titre, la voix fait clairement partie de la magie que le groupe offre. Sans elle, la saveur ne serait pas la même et l’accroche moins probable.
Le son est excellent, avec la basse qui est bien audible et franchement, pour une fois que je propose autre chose que du metal, et bien, ça vaut vraiment le détour. C’est efficace, sans prétentions et te donnera moyen de taper du pied !