

MARGOTH 5
PDF5
Demon
Cornix
Autoproduction
30 décembre 2020 à 09:40:11
Dématérialisé
2020
8 titres. Durée: 13'45''
Une petite vidéo:
Avec ce nom qu'est Cornix, certaines personnes, errant dans l'erreur, pourrait croire que c'est un nouveau personnage dans la BD d'Astérix. Seulement, dites moi ce que ça foutrait ici? Hein? Sérieusement?
Bon, alors, Cornix est un groupe hongrois (à ne pas confondre avec les serbes de Cornix, jouant du heavy et ceux de Cornix, en Bosnie-herzégovine, faisant eux du thrash...) pratiquant un grindcore très direct, avec la finesse d'une bétonnière dans la face. A l'écoute, dès les premières notes, on comprend que ça ne va pas être dans la déconnade musicalement. Et si l'on se penche sur les paroles, la certitude explose.
Cornix nous offre donc un grind direct, plus dans la lignée de ce que fait Napalm death, avec un chant assez particulier qui rappelle fortement celui de John Tardy, apportant un coté old-school à leur grind, quand il ne prend pas un coté crust, allant siphonner du coté du punk, bien que ce soit plus diffus.
Les 8 titres ne sont pas toujours réglés sur vitesse maximale (malgré le coté concis et urgent). A l'exemple de 'Démon', certains vont avoir des breaks plus lourd, voir même comme le titre susmentionné quelques mots avant, misé sur le coté lourd, pour offrir un magnifique moment de brise nuque, appuyant plus encore ce coté évocation d'Obituary lors de ces phases.
Mais ne vous y trompez pas: l'essentiel est dans la rapidité, une certaine virulence et un propos très clairement engagé, revenant de ce coté aux racines du genre. Le groupe offre une critique de notre société moderne, avec un coté traitant un peu de l'écologie, mais dans son aspect humain, en plus de celui qui est un constat que ça ne va pas du tout du tout.
Les titres filent vite (voir très vite), ne laissant pas de place ni à l'ennui, ni à la redondance, chacun offrant clairement une individualité au titre. Nous ne sommes peut-être pas dans l'originalité ici mais le groupe maîtrise son art et fait preuve de sa colère, avec une dose de folie, allant jusqu'à un chant très hystérique parfois (notamment à la fin de 'Force to be forgotten'), donnant alors une brutalité sans concession.
Le chant oscille donc entre ce coté death à la Obituary, mâtiné de crust, permettant au gars derrière le micro de pouvoir racler assez large vocalement. Là aussi, le gars fait très clairement le travail, appuyant la musique quand celle-ci va prendre un coté plus lourd, le chant devenant plus percutant.
Le son est très bien aussi, avec un coté massif mais pas brouillon où cette fois, la batterie est ce qui est le plus percutant, mis en égalité avec le chant.
Cornix nous offre un Ep qui fait foutrement envie, en plus de cultivé un coté old-school, qui donne l'espoir de vite les revoir avec une nouvelle production.