top of page

Black magic party

SCHULTZ

Hermés Records

24 juin 2020 à 10:36:22

Digital

2020

10 titres Durée : 31’45’’

Une petite vidéo:

Schultz est un trio musical niçois dont la formation remonte à 2002, qui nous livre ici son nouvel album (dans une discographie assez longue). Dès les premières notes, si tu ne connais pas, tu vas vite comprendre que le groupe est dans une veine electro metal mais lorgnant largement vers un industriel expérimental. C’est très particulier ce que le groupe propose, étant à part part rapport à ce que je connais de l’indus. On s’éloigne vraiment des lieux communs avec eux même si des éléments peuvent évoquer d’autres groupes/artistes dans la la même veine. Si vous êtes plutôt gabbergrind, cyber ou même amateur de Atari Teenage Riot, ben vous ne serez pas en terrain connu. Il y a des plans très technoïdes, sorte d’orgie entre la techno (voire la dance des années 90, pour ceux qui auraient connus ça…) et des choses plus metal et expérimental, donnant quelque chose de parfois très étranges, voire chelou (dans mon échelle de valeur, c’est vers le haut du truc) mais avec un coté dansant. Mais cela n’est pas gênant car le groupe distille aussi des ambiances, assez sombres (par rapport à la trame musicale de base) et même parfois franchement malsaines. C’est certes étrange mais il y a une cohérence de bout en bout. Le groupe nous plonge donc dans un monde assez synthétique et froid, à travers des titres qui n’en font pas trop, évitant de nous perdre dans leur méandres. Abordant des thématiques plus classique dans le metal qu’il mixe joyeusement avec d’autres, nettement moins conventionnel (avec des références culturelles?), à l’exemple de ‘Demons in my computeur’ (référence au film ‘Le diable par ordinateur’?). L’approche du groupe est quand même particulière, aux confins de genres, à l’endroit pile où tous se rencontres. De nombreuses fois, il y a des choses qui sont franchement étranges, dans les structures, pouvant paraître parfois décousues (mais restant très cohérent justement par rapport au coté synthétique et expérimental) mais dont, finalement, on fait abstraction, l’ensemble s’avérant quand même assez prenant (et est suffisamment bizarre pour titiller la curiosité). Il y a un coté dansant indéniable, qui devrait plaire à beaucoup (perso, danser n’est absolument pas mon truc. Une pierre est plus douée que moi), étant fort logique dans l’approche et le registre, même si le coté dansant peut devenir assez perturbant / dangereux (quand les beats s’affolent ou deviennent martiaux). Un élément qui est très intéressant, ce sont les vocaux. Trois voix, trois chants : bienvenu en enfer. Alors, ce n’est pas que c’est un supplice, loin de là mais l’ensemble participe à la plongée dans le monde infernal, que ne renierait probablement pas les Cénobites, la musique dégageant vraiment un coté très malsain où la torture du corps et des esprits ne seraient pas si surprenantes. Et l’utilisation de cette facette est intéressante, pouvant être une voix dominante et les deux autres en support ou alors, toute en même temps, créant un effet de malaise, assez efficace (et évoquant dans l’espri ce que l’on peut avoir dasn les groupes de black les plus obscures et malsains). Schultz nous balance donc un album pour un public averti, amateur du style mais aussi ouvert d’esprit, n’hésitant pas à aller parfois assez loin dans des voies tortueuses, estompant les limites des genres. On y trouve du bizarre, du dérangeant mais c’est vraiment bien pensé et il y a une énergie indéniable. Etrange mais intéressante découverte.

© Margoth PDF

  • Facebook Social Icon
bottom of page