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Bathyscaphe

SKAPHOS

Autoprod

24 juin 2020 à 10:16:19

CD Digipack

2020

9 titres Durée: 41'22''

Une petite vidéo:

J’avais découvert Skaphos en live et m’était pris une grosse série de claque (genre 15 aller-retour) dans la gueule. Grosse sensation en live, je voulais l’album et bien, voici sa chronique. Skaphos évolue dans un black death malsain et sombre, navigant dans l’univers de Lovecraft et de sa mythologie, ainsi que l’univers de abysses (rejoignant la mythologie...). Et c’est simple : j’ai vraiment retrouvé l’ambiance du concert sur ce disque. C’est féroce, efficace et ça nous emmène loin dans des zones peu fréquentables. ‘Bathyscaphe’ ouvre les hostilités et on sait de suite que ça ne vas pas rigoler dans les chaumières. Malsain et sombre, le titre peint l’ambiance qui suinte de l’album, à la manière du monde décrépi de l’univers lovecraftien. Même si le tempo est réglé sur déboitage, celui-ci est vicelard, avec des breaks qui te brisent les cervicales et de moments lourds et poisseux. Les titres permettent au groupe d’exposer sa vision et de distiller une ambiance très délétère, très prenante et immersive. Les titres sont un tabassage en règle, ne laissant aucune échappatoire possible. Skaphos nous balance sans prévenir le pendant musical de la terreur de Lovecraft, jouant aussi avec des montées en puissance, servant de terreau à une musicalité extrême, jouant parfois sur de la dissonance. Le groupe tient clairement son concept qu’il déploie avec force et convictions. Les titres, même si ils adoptent un tempo soutenu et nous emmènent dans la noirceur de la terreur des abysses ne délaissent pas non plus des moments moins brutaux mais toujours dans une certaine ambiance anxiogène. Le monstre qu’est Skaphos ne laisse pas de répit et lorsque l’on a l’impression d’un certain répit, celui-ci n’est qu’un leurre, pour mieux nous piéger dans les abysses sans fond. L’album suit une certaine logique, évoquant aussi bien les abysses en eux-même, que ce qu’ils contiennent et ce qu’il pourrait y avoir au-delà de notre perception (rejoignant du coup la mythologie lovecraftienne) et les mystères insondables restant dans les ténèbres. L’album est ainsi en deux parties. La première est cartésienne avec une descente dans les abysses (et l’évocation de divers éléments spécifiques, comme ‘Lophius’ ou ‘neige marine’). La tonalité de cette partie, déjà brutale et sombre, reste pourtant plus saine que la seconde. La transition vient avec ‘P.o. 01:43 S.e.Y’ qui est clairement un basculement dans la folie, un instrumental très malsain, vraiment glauque. La seconde partie est clairement une plongée dans l’horreur, avec la fiction qui devient réalité palpable, via des références à un sous-marin et un mythe autour (‘U29’) et les références absolues aux grands anciens et son culte interdit. Le son y change subtilement, prenant une certaine réverbération, évoquant les abysses de façon concrète. La musique devient nettement plus malsaine, gagnant en profondeur. L’aspect black se démarque plus, participant à cette plongée en enfer. Le chant est une putain de merveille ! Un autre chant n’aurait clairement pas cet impact. A la fois hystérique et agressif, il oscille entre un chant black malsain et du growl qui défonce, jouant sur chaque registre. Le son est excellent, collant vraiment à l’ambiance et l’univers que le groupe propose, avec une basse bien présente, logique dans la lourdeur que recèle cet album, limite oppressant. Je ne peux que vous conseiller d’acquérir l’album et de soutenir le groupe. Mention spéciale à l’artwork, développant le concept dans l’imagerie et au logo qui défonce !

© Margoth PDF

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