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Ashes coalesce

CONVOCATION

Everlasting Spews Records

8 août 2020 à 12:35:32

Dématérialisé

2020

4 titres Durée: 45’02’’

Une petite vidéo:

Convocation est un duo finlandais qui, en 2013, se sont dit : ‘Tiens, si on faisait de la musique ensemble ? Dans un état d’esprit plus sombre que le fond de la fosse des Marianne ?’. Et voilà ainsi le deuxième album du duo (après ‘Scars across’ en 2018).

Bon, vu le nombre de titres et la durée totale, il est évident que ce ne sera pas du grind ou de la pop acidulée (qu’est-ce que ça foutrait ici d’ailleurs ?). Et puis d’ailleurs, dès que le premier titre amazonien (12’22’’) démarre, on comprend vite (dans la limite de la vitesse du tempo dudit morceau) que ça va plutôt être un monument dans le genre funeral doom death (registre que je chronique fort peu (même en doom death) mais apprécié).

Donc, tu peux oublier la joie de vivre et plutôt regarder vers une sévère dépression saisonnière hivernale sur Pluton. C’est une véritable charge d’éléphants complètement bourrés, sous anxiolytiques surpuissants pataugeant dans un marais goudronneux qui t’attends. Donc oui, c’est foutrement lent (bon, pas autant que ce qu’avait proposé Corrupted il y a des années (3 titres sur 2 cds, raz la gueule et si lent que tu pouvais oublier que tu écoutais un album entre deux notes parfois…) et c’est d’une incroyable lourdeur, totalement sinistre, exhalant le souffle d’un moribond dans une agonie infinie. Ce n’est pas à mettre entre n’importe quelle oreille, c’est un fait.

Les 3 titres accompagnées d’un chant n’ont pourtant pas ce possible problème de paraître longs et/ou chiants, bien au contraire, paradoxalement. On a même quelque chose qui s’avère, étonnamment, rythmé dans la lourdeur et la lenteur, auxquelles le duo ajoutent des ambiances accrocheuses, via des éléments de chants (un chant féminin vient parfois en renfort, apportant une touche féminine d’une rare tristesse) ou de passages dégageant un certain coté mélodique et mélancolique, moins sombre que le reste, construisant ainsi quelque chose d’assez complexe dans le registre.

Le chant varie d’un chant doom death bien guttural à un chant plaintif d’une lenteur abominable et bien malsaine, ajoutant à la noirceur déjà bien marqué par la musique. Les 3 titres ne laissent pas de place à une quelconque improvisation, musique et chant étant clairement soupesés à chaque instant semblant tragique. Chant qui va dans des thématiques toutes aussi joyeuses que leur contexte musical.

Et là, vous venez de tiquer : au début je parle de 4 titres, puis de 3. Quoi que donc qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Et bien, c’est très simple : le quatrième titre va encore plus loin, appuyant complètement sur le coté funéral (et non fun et râle) en ralentissant encore plus le rythme et en mettant de coté le chant. Cet instrumental est d’une rare tristesse, avec une certaine beauté de par les ambiances en arrière plan, certes mortifères mais clairement avec un esthétisme marqué, qui fait vraiment son effet.

Dans le genre, cet album est monstrueux et est clairement pour les avertis du style, qui vont passer un très bon moment !

© Margoth PDF

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