

MARGOTH 5
PDF5
7 deadly sins
The ALPHA STRUCTURE
Music Records
12 juillet 2020 à 13:17:51
Digital
2020
11 titres durée : 34’37’’
Une petite vidéo:
The Alpha Structure (que je réduirai à TAS par flemme de tout écrire en intégrale) est un groupe américain originaire de l’Oregon est fondé en 2015 dont ceci est le premier album.
Le groupe nous propose un mélange entre deathcore et djent où la violence et la brutalité n’est pas nécessairement ce qui est le plus important même si la place occupée l’est (ouais, dis comme ça, ce n’est pas très clair…).
Les parties qui défouraillent (en deux visions différentes) sont bien là, avec une alternance de parties rapides et assez barbares et de breaks qui ont pour seul but, je suppose, de tenter de t’arracher la tête (c’est ma théorie…) avec une soudaine lourdeur qui contraste avec le précédent. C’est l’un des éléments qui s’imposent clairement dans l’écoute de l’album que nous propose TAS.
Ces parties violentes (ho les vilaines!), quand elles se présentent, ne font pas dans la dentelle (même si j’aurais apprécié un peu plus de folie mais bon, là je chipote un peu…) et servent elles aussi à asseoir quelque chose de cyclique, qui est plus sensible avec les breaks qui parsèment les titres.
Les breaks sont fort nombreux, installant une sorte de rythme pas très bon pour les cervicales, en offrant parfois des plans barrés, s’avérant quand même assez efficaces. Mais l’ensemble tient surtout par rapport à ce rythme mis en place, qui forme le squelette des titres, plus ou moins longs. Et c’est peut-être un peu trop de breaks en ce qui me concerne, ce rythme déterminé cassant un peu la magie du groupe (mais qui compense avec un autre aspect, à découvrir plus loin).
Un élément plus en retrait est aussi important. Malgré la violence et tout ça, le groupe arrive à amener un certain sens mélodique (qui pour le coup détonne) avec une certaine réussite, permettant ainsi au groupe de pouvoir se démarquer dans son approche et de pouvoir esquisser quelque chose d’autres (qui n’est pas vraiment identifiable… entretenant une sorte de mystère).
Le chant est là pour le chant. Il ne me transcende pas plus que ça. Il fait clairement le travail, avec néanmoins quelques variations qui permettent de l’enrichir, cassant un peu le coté répétitif et offrant par instant un coté un peu malsain qui sied bien à ce que propose TAS.
Et depuis le début de la chronique, je ne peux m’empêcher de comparer The Alpha Structure à Under The Black Shores dans le même registre (mais à l’approche radicalement différente) dans mon esprit. Mais le grain de folie (par sac de 25 kg) de UTBS n’existe pas chez TAS. Et c’est sur cet aspect que j’ai plus de réserve du coup, cette folie absente. Et qui est peut-être un peu frustrant pour moi Ce qui n’empêche nullement le groupe d’offrir un album qui tient clairement la route, avec un deathcore/djent qui fait le travail, restant quand même un album qui s’écoute plaisamment. Les amateurs du style devrait vraiment y trouver leur compte. Et puis, comme c’est un premier album, ça évoluera. Mais surtout c’est très fréquentable comme premier album.